Septembre noir,
Maman et ses boîtes à chaussures remplies de photos et d’objets du passé, ces grolles du souvenir.Des photos, bien sûr, quelques menus objets, et ce plié en mauvais papier administratif, intact : une autorisation de sortie d’Algérie du mineur que j’étais, en date du 26 septembre 1962, où le mot « République française » est biffé par un magistral
ÉTAT ALGÉRIEN.
Ces clichés en noir et blanc d’Alger, pris sur la terrasse inondée de soleil, je m’en souviens aujourd’hui encore comme d’un moment éternellement suspendu. Famille réunie, et moi, tanguant d’un pied sur l’autre, billet d’avion en main, impatient ; la pose est maladroite devant le vieux Kodak et sa minuterie magique.
C’est une journée particulière, longue de toute une vie.
Je me souviens me souvenir de ce moment brûlant, le garçon de seize ans d’alors disant au vieil homme que je suis aujourd’hui : jure-moi que tu n’oublieras rien.
La dernière au Quatre, à Alger. Avec maman et papa, en plein soleil. Une lumière obstinée avant la rupture.
Pour la première fois, je quittais mes parents, mon chat et — accessoirement — mon pays, sans grand espoir d’y revenir un jour. Sapé comme l’homme que je n’étais pas encore, je prenais l’avion pour la première fois.
Une Caravelle.
L’aéroport de Maison-Blanche bourdonnait de cris, de larmes mêlées à la poussière, de valises ouvertes, de petits effets éparpillés. Pagaille, cohue, pleurs — et l’embarquement comme une fuite vers le vide.
La porte s’ouvrait sur la piste : sifflement des réacteurs, sirocco de kérosène, noria d’avions aveuglants sous le soleil. Et moi, valise en main, tête vide de tout. Pas même le temps d’un adieu.
Seulement un instant volé pour comprendre ma condition nouvelle : rapatrié dans une patrie inconnue.
Mérignac.
Bordeaux noyée dans les brumes du matin. Un contrôle hargneux du « jeune factieux » que j’étais, soupçonné par le calot bleu d’un policier formé à traquer le barbouze derrière l’enfant.
Puis mon oncle Marcel, silhouette familière au bout du quai.
Long voyage en deuche, toute vibrante de tôles et de toile ; portes suicide, vitres qui claquent les doigts ; valise cabossée sur les genoux.
Au bout de la route nationale, interminable et bordée de platanes, Castillon-la-Bataille m’accueillait comme un archer anglais au sortir de sa guerre perdue.
Octobre 1962
Après deux semaines de ballottage dans la « famille en France », j’atterrissais enfin place Orus, chez mon cousin Georgeot et Paule, sa femme : blonde sémillante, mais calculatrice.
Paule Ballester était née Billet.
Son père, plein de certitudes ; sa mère, des yeux qui palpent.
Une famille de Thénardier assumés. Les Billet — patronyme oblige — se déplaçaient en liasse : ils ne parlaient pas, ils comptaient.
Le flouze, le fric, l’artiche, le pèze : sujets favoris de repas sans fin et sans famille.
La mère Billet avait évalué mon poids de jeune homme de dix-sept ans en fonction de la pension versée par mon père — comme on marchande la valeur d’une génisse. Je crois qu’ils avaient aussi négocié la retraite coquette de mon grand-père, ancien chef de dépôt au CéFéRA, qu’ils tenaient déjà pour une rente garantie.
Il fallait nourrir la France nombreuse du baby-boom. On réinventait l’agriculture, l’État promettait modernité et rendements. Les conseillers agricoles patentés y faisaient leur beurre.
Georgeot, monté en graine de technicien agronome, regardait d’abord son intérêt : culs de bouteille en guise de lunettes, il comptait lui aussi, mais en silence. Et si l’amour pour sa blonde lui rapportait un complément à son salaire de techno-productiviste, tel Ponce Pilate, il laissait faire.
Paule, Billet de naissance, possédait ce don particulier de transformer chaque geste en transaction. Un café servi devenait une faveur à rembourser. Un lit prêté pour la nuit se muait en dette morale, rappelée le moment venu.
Ses yeux-revolver évaluaient sans cesse la rentabilité de notre présence. Mon grand-père et moi étions des pensionnaires malgré nous, des lignes dans un grand livre de comptes invisible, mais omniprésent.
Le soir, après ces repas interminables où l’on mâchait plus de chiffres que de nourriture, je m’enfermais dans la chambre exiguë et glaciale qu’on m’avait attribuée sous les toits.
Mon grand-père, au rez-de-chaussée, ne quittait plus son lit étroit. Son regard déjà éteint se perdait vers la fenêtre de la place Orus. Je savais qu’il pensait à sa maison du parc d’Hydra, aux poumons d’Alger, à cette dignité portée toute une vie comme un uniforme invisible — et qui, ici, chez les Billet, ne valait plus qu’une pension mensuelle à encaisser.
L’hiver 62-63 fut polaire. La Dordogne charriait des glaçons, le sol était gelé en profondeur.
Pour faire ma toilette, j’apprenais à casser la glace de la buanderie, tout en apprivoisant ma barbe naissante d’adolescent.
Comme un oignon, j’enfilais mes jeans de coton les uns sur les autres pour réchauffer mes longues cannes de môme monté trop vite en graine. Direction le collège d’enseignement général, visage tanné par ce froid nouveau qui durcissait les traits et les silences.
D’ici là, je découvrais les filles, leurs regards, et cette solitude bravache — une gêne qui voulait s’ignorer.
Au printemps, mes parents rentrèrent d’Alger, avec mon chat comme dernier miracle. Ils avaient sauvé tout ce qui pouvait l’être — c’est-à-dire presque rien.
Monsieur Audubert, commerçant anticonformiste de la place Orus, patriote et volubile, prit mon père en amitié.
Nous emménageâmes dans la maison Audubert, immense bâtisse partagée avec d’autres familles, mais déjà pleine de rires et d’odeurs retrouvées. Toute la famille y retrouva sa chaleur.
Mon chat Mickey y retrouva mes caresses.
Mon grand-père y trouva une chambre plus digne, et l’amour intact de sa lignée.
Un grand balcon-terrasse, vestige de son ancienne prétention bourgeoise, dominait la place du XIV-Juillet — la bien nommée.
Ce fut notre république à nous, après ce trop long hiver.
Mon grand-père y mourut en 1965, deux ans plus tard.
J’aidai ma mère à sa toilette des morts.
Il fut le premier des nôtres à planter nos racines en France.
Fabrique de Français,
En 1962, la seule industrie de Castillon-la-Bataille, c’était la fabrique de Français.
Baby-boom oblige, la terre de France débordait de bouts de chou, de mioches, de pitchouns, de poussins, de niards et de Titous — mais à Castillon, on produisait en série très limitée : le Titou original.
Après la guerre, nos pères avaient réquisitionné nos mères.
Occupation oblige, ils s’étaient occupés d’elles pour reconstruire la patrie, dans une drôle de guerre où l’on ne reculait pas. La ligne Maginot n’aurait pas tenu une nuit face à cette débauche de phéromones amoureuses ; le dernier rempart des mères, la ligne Ogino, relevait plus de l’incantation que de la Résistance.
Comme un enfant besogneux, l’après-guerre fut joyeux.
Les femmes engrossées couraient les rues, et les gosses naissaient de partout. Même les Espingouins, les Ritals et les Portos nous importaient les leurs par tombereaux entiers. La fabrique tournait à plein régime.
On avait même touché du polisson polonais, rare par chez nous : Pierre Weinzinsky, que l’on surnommait, dans un souci de simplification à la fois valorisante et possessive, « le Whisky ».
Quand les pieds-noirs débarquèrent à Castillon, en 61–62, ils s’entassèrent à Fontbaude, avec femmes et marmaille, pour poursuivre l’œuvre nationale.
L’Office de radiodiffusion-télévision française diffusait une culture populaire mais exigeante : Les Perses, Dom Juan de Molière par Bluwal avec Piccoli, Lectures pour tous, La Tribune de l’Histoire avec Castello et Decaux, Jacquou le Croquant et ses jacqueries qui taquinaient le paysan sous l’ouvrier — tout ça à vingt et une heures, sur l’unique chaîne de télévision en noir et blanc.
Le roman français faisait de la République du Général un désir de France.
Il y avait de la grandeur dans cette candeur naïve, bercée d’Intervilles, de vachettes, de Top 33, de vinyles et de SLC — Salut Les Copains.
Castillon se réinventait au rythme des foires et des fêtes à Neuneu. Les manèges envahissaient les rues, de la place de l’église à la gare, deux fois par an : avions, auto-tamponneuses, stands de lutte, casse-pipes, nougat, barbe à papa — et partout la foule insouciante, partout le rock et l’accordéon mêlés.
L’air sentait la sciure, le sucre et la sueur, celle des hommes qui montaient les manèges.
Les filles, queue-de-cheval et le derche moulé dans du Vichy rose, jouaient les Bardot, dans une joie partagée, avec parfois un bourre-pif de village, vite calmé par l’ordre respecté de la maréchaussée.
Tout était cul par-dessus tête.
Fontbaude, c’était notre royaume.
Pendant que les parents prenaient le train des ouvriers pour Bordeaux ou le chemin des vignes, nous, les enfants — Français de toutes origines — occupions les placettes, le quartier de la Marine, les bouts de trottoirs. On jouait jusqu’à la nuit tombée, on dansait dans les rues de Castillon comme dans West Side Story. On échangeait des mots nouveaux, on bricolait des règles à nous : un parler à nous, un franglais d’ados qui sentait le yéyé et la liberté.
Sans le savoir, on préparait la suite. On mélangeait les langues, parfois sans s’en rendre compte, parfois exprès, juste pour voir ce que ça donnait.
Et puis venaient les surprises-parties.
Là, le mélange devenait chair. Tous les garçons et les filles de mon âge se rapprochaient ; les mains hésitaient, les peaux se frôlaient, les slows faisaient leur œuvre. Sous les coiffures en choucroute, les cerveaux des filles répondaient en écho. Je découvrais des jeux nouveaux, des musiques qui donnaient envie de grandir plus vite, des silences chargés de promesses maladroites.
La jeunesse prenait le pouvoir, doucement, sans manifeste, juste en occupant le terrain.
Tout était cul par-dessus tête.
Castillon bruissait, vivait, inventait. On ne savait pas encore mettre des mots dessus, mais quelque chose pointait sous l’ordre ancien. L’enfance reculait, l’insolence avançait. Et la fabrique tournait toujours — mais désormais, ce n’étaient plus seulement des enfants qu’elle produisait : c’étaient des idées, des paroles, des façons nouvelles d’être Français.
Des mots plus silencieux qui amènent les tempêtes.
Souvent, les révolutions arrivent au pas des colombes.
C’était tout juste avant Mai 68.
Avant que les mots ne débordent dans la rue, ils s’apprenaient à l’école. Dans les salles de classe où quelques hommes, héritiers discrets des hussards noirs de la République, nous fabriquaient en silence.
Avec honnêteté, le collège d’enseignement général de Castillon prenait sa part, sans tapage, dans la fabrique des Français. La qualité de ses professeurs, encore héritiers de cette tradition, permettait à l’établissement de jouer pleinement son rôle.
J’aimerais faire le portrait du professeur qui en était la synthèse : Pierre Gaubil.
Que reste-t-il de lui au fond de ma boîte à ?
Il me faut partir d’un souvenir précis : une forme, une ombre, un mouvement, un éclat, une couleur. Ensuite, sans jamais trahir, par petites touches justes, bâtir le visage tout entier ; terminer par les yeux, ces portes de l’âme. Alors, prunelles achevées, tout devient facile : comme un voleur, on entre par effraction.
— Bonjour, monsieur le professeur !
Pierre Gaubil, professeur de français et d’histoire-géographie. Son nom me faisait penser à Goupil, espiègle et rusé, personnage du Roman de Renart. Gaubil était, de loin, « le » professeur du collège, celui qu’on n’oublie jamais.
Il faut bien commencer par une touche.
Gaubil n’était pas moustachu ; c’étaient simplement ses poils de nez, drus et noirs, qui marquaient sa lèvre — et les esprits. Tout au bout du nez, ces cils vibratiles sentaient le monde avec finesse, comme le museau pointu du Goupil. Derrière ses lunettes, un regard noir mais amusé, jamais désabusé, comprenait ce que son nez avait senti et devinait la détresse avant son premier signe.
Toujours chaussé de grosse chaussures de marche, l’homme était vif de corps et de manières, son analyse de tout et de tous était constante. En ville, on le croisait au volant de sa 404, n’hésitant pas à s’arrêter pour te remettre sur le bon chemin dans tout les sens du terme. Tu avais droit alors assis dans cette voiture de notable à une discussion philosophique un cours gratuit en forme d’échange.
Il me tendit une main secourable, mais j’avais trop de rage contenue et ce manque de nuances propre à la jeunesse, sans compter les complexes liés aux découvertes du corps qui change plus vite que le monde.
Dans l’arène de sa classe, Zegmati était l’une des vedettes.
Momo était passé par la fabrique du Français. Il en possédait tous les codes ; plus que Français, il était Castillonnais. Il avait tous les suffrages, et moi, étranger, toutes les méfiances. Pour Gaubil, il devint naturellement mon challenger. Ainsi tenait-il, en bon professeur d’histoire, le dialogue sartrien improbable de l’oppresseur et de l’opprimé.
Fine mouche, il était le seul à savoir que, sous les poncifs, les événements avaient déjà inversé la donne. Ma réponse à cet échange impossible fut le silence de la mer.
En 1964, Mohamed partit pour l’Algérie moderne afin d’y construire le socialisme.
Toujours en lien avec la sommité du collège, confronté au réel algérien, il revint à Castillon quelques mois plus tard. La Dordogne lui avait trop manqué. Gaubil l’interviewa longuement, amical et souriant devant toute la classe, pour mieux comprendre l’histoire en mouvement.
En cours d’année, une triste nouvelle bouleversa le collège. Un jeune garçon, ancien élève et nouveau « pied-rouge », était mort en Algérie, en coopération. Gaubil en fut profondément affecté. Il décida de conduire une délégation d’élèves aux funérailles. Je décidai de me joindre au cortège.
Le pédagogue m’interrogea, étonné :
— Mais tu ne le connaissais pas !
— Je suis né en Algérie, il y est mort. C’est un lien suffisant pour un hommage, dis-je en rompant mon silence.
Le Gaub’s en fut tout retourné.
Il ne répondit pas tout de suite. Ses traits frémirent, comme s’il venait de sentir passer quelque chose de plus vaste que nous.
Ce jour-là, sans le savoir, je venais de quitter l’enfance. Et, sortant de mes livres, l’histoire, désormais, me regardait
Y a du trèfle
La salle polyvalente de Castillon ouvrait ses portes ce samedi de fête. Architecture moderne, façade de verre, couleurs acidulées : un décor qui clamait son modernisme, conçu pour projeter Castillon — sa bataille, sa porte de cent ans — dans l’avant-garde du moment.
Les matériaux compressés, façon nouvelle vague, tomberaient pourtant en poussière sur la tête des usagers trente ans plus tard.
La foule affluait déjà.
J’y vis Enrico Macias.
Petit instituteur de Constantine, lancé par Cinq Colonnes à la Une, il incarnait nos soleils transplantés trop vite.
Il chantait pour nous :
— J’ai quitté mon pays.
Cette phrase suspendait le temps.
Elle disait l’exil définitif, le déracinement sans retour.
Elle portait déjà, en sourdine, l’usure morale qui emporterait mon père quelques années plus tard, en 1969.
Autour de moi, des hommes et des femmes venus de Belvès, Flaujagues, Francs…
De petits agriculteurs pour la plupart.
Vie rabougrie de tristesse familière, accent joyeux en guise de soleil.
Tous se reconnaissaient enfin.
Nous étions nombreux, pied-noiritude en bandoulière.
Dans les accords arabo-andalous de la guitare, dans la chaleur de la salle, nous tentions de rassembler les fragments épars de notre diaspora algérienne.
Les trémolos de cette diversité nous étonnaient nous-mêmes.
Nous savions pourtant que, pour beaucoup, nous n’étions que des sortes d’Arabes bruyants et encombrants, rapatriés à grands frais, tolérés plus qu’accueillis dans un pays qui ne serait jamais tout à fait le nôtre.
Macias termina son récital.
Et nous, après cet entracte, retrouvâmes nos marges étroites — et, pour certains, l’enfer de l’entre-soi.
L’été castillonnais se vivait entre la Grand-Plage et Tricoston, les baignades dans la Dordogne et les petits bals des petits soirs.
Les teen-agers se cherchaient, après s’être reconnus en entendant siffler le train.
14 Juillet,
le grand bal : la salle polyvalente, ce vaisseau spatial posé au champ de foire, offrait l’orchestre Cursan, vedette locale, du rock et du yéyé.
Pour moi, après les mots de l’exil, vinrent les corps en mouvement.
Danser pour tenir debout dans ma jeunesse.
Danser pour oublier, un instant, ce qui avait été perdu.
La musique prenait le relais des chants, et la salle cessait d’être un lieu de mémoire pour devenir un espace de possibles.
Le bal battait son plein.
« Y a du trèfle »,
disaient les gens du pays — manière de dire que la soirée serait fertile, que les rencontres pouvaient advenir.
Moi, danseur de circonstance, j’attendais le slow, guettant moins la musique que les silhouettes.
C’est alors que je la vis.
Une vague connaissance du collège, de celles qu’on remarque sans jamais oser les approcher.
Grande fille sportive, venue des campagnes alentour, faite pour le grand air, se déplaçant en Solex.
Dorée comme un petit pain français, cambrée, hanches rondes, corps solide, équilibré, évident.
Je m’avançai, un peu bravache.
— You dance with me ?
Une phrase jetée pour faire le malin.
Elle me regarda en souriant, avec cette indulgence amusée réservée aux jeunes coqs trop sûrs d’eux.
Puis elle accepta.
Je la pris contre moi.
Son parfum simple, presque rustique, me monta au visage comme une confidence.
Elle se laissa approcher sans résistance, avec une confiance tranquille.
Le slow étirait le temps ; l’orchestre jouait lentement, comme s’il ménageait nos gestes.
Nos corps trouvèrent leur place, naturellement.
Elle s’ajusta à moi.
Ce simple contact me bouleversa plus que je ne l’aurais cru.
Quelque chose vacilla en moi — trouble neuf, montée irrépressible, confusion d’inexpérience.
Pris de court, je reculai, maladroit, rompis l’étreinte comme on se retire d’un territoire trop vaste pour soi.
Elle revint doucement, simplement,
comme pour parachever son œuvre de tentation.
Sûre de sa force de femme, déjà plus mûre que moi.
Puis, dans un sourire légèrement moqueur, elle disparut à la dernière mesure de l’orchestre.
Je restai seul avec mon trouble, visible sans doute,
interloqué, bousculé,
pensant vaguement à ces parties de pêche
où l’on remet à l’eau le poisson ferré et frétillant.
No kill.
Mon cœur, no kill.